Je suis un interrupteur (comme tout le monde)

Et la lumière estEt je vais te dire, quand j’ai réalisé ça, au début, ça m’a soulée.

Mais après, j’ai compris que c’était ok.

Un interrupteur, donc.

(Non, je n’ai pas pété un câble. Si tu me connais, tu sais que tout ça va réellement nous mener quelque part, toi et moi. Sinon, viens, je te montre.)

C’est quoi un interrupteur ?

Un truc en plastoc, parfois design, qui ne paie pas de mine. Et quand t’appuies dessus, BIM, la lumière est.

Magic.

Ou pas, vu que derrière tout ça y a quand même du taf, des gens, du matos.

Et de l’énergie. Ah ah ah.

Ben, moi, c’est pareil. Je suis un interrupteur. Je passe 1 heure, 1 jour, le temps d’une lecture ou même d’un échange de mail avec quelqu’un et BIM, la lumière est.

Pas forcément celle que l’autre attendait, celle qu’il était venu cherché, celle dont il avait envie. Mais celle dont il avait besoin, ça c’est sûr. (Spéciale dédicace à Anouk & Séverine).

Alors, ça fait quoi d’être un interrupteur ?

Au début, j’ai ressenti de la colère : impression d’être « utilisée » contre moi. Qu’on me prenait quelque chose. Mais ça n’a pas duré. J’ai pris mon ego entre 4 z’yeux et je lui ai dis qu’un peu d’humilité ne me ferait pas de mal et que je devais penser à toutes les personnes qui étaient des interrupteurs pour moi. Donc moi, je pouvais bien l’être pour d’autres, non ? Oui.

Ensuite, j’ai été frustrée, car j’avais l’impression de ne pas être reconnue dans ce « talent » que j’exerce totalement malgré moi. Eh oui, je ne choisis pas pour qui, quand et comment je suis un interrupteur ! Mon besoin de reconnaissance était chafouin. Alors, je lui ai montré que de la reconnaissance, j’en recevais par paquet de mille !

Mais comment valoriser tout ça ? Comment faire comprendre à l’autre la valeur de mon talent, s’il n’avait même pas conscience que je le lui offrais ? Impossible. Sauf si j’acceptais que la valeur n’était pas seulement dans ce que je recevais mais dans la circulation de l’énergie. Donc, je pouvais bien accepter de donner sans rien attendre, non ? Oui.

Et puis surtout, j’ai accepté qu’être un interrupteur n’était pas un don exceptionnel tombé sur ma précieuse personne. Car nous sommes tous des interrupteurs pour les autres. Nous nous influençons tous les uns les autres. Nous nous inspirons, nous copions, nous volons tous les uns les autres. C’est le fondement même de la créativité et de la vie.

Du coup,maintenant, c’est ok.

C’est ok, parce qu’en fait, beaucoup de mes clients, de mes partenaires reconnaissent volontiers la valeur de cette action immatérielle et puissante qui leur tombent dessus quand ils ne s’y attendent pas forcément.

C’est ok, car j’en retire une joie intérieure sans commune mesure.

C’est ok, car je m’autorise à en bénéficier moi-même, sans culpabilité. Toujours cette histoire de circulation.

C’est ok, car c’est bon pour ma pratique de l’humilité.

C’est ok, parce que ça ne me « coûte » rien et ça rapporte beaucoup.

Donc, oui, je suis un interrupteur. Et c’est trop bien.

Souvent, on me demande comment je travaille. J’ai du mal à l’expliquer, car c’est une expérience à vivre. Je m’adapte totalement et en permanence à mon client. Zéro méthode, zéro plan.

Souvent, on me demande combien de temps ça va prendre. J’ai du mal à répondre car je n’en sais rien ! Certain.e.s n’ont besoin « que » d’un déblocage, d’un coup de pouce, d’un éclairage. D’autres d’un accompagnement plus long, d’explorer, de me sentir à leurs côtés. Et ça, on s’en rend compte au fil de l’eau…

C’est pour ça que je ne fonctionne ni au forfait, ni au programme, ni à rien de planifié. Improvisation est mon maître mot. Et ça me va bien, très bien même. Alors je continue ainsi.

Et qui s’aime me suive 😉

 

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